• BONHEUR RETROUVE

    On se fait une vision du monde ou de la réalité selon l’angle de vue qu’on a. “Le malheur des uns est le bonheur des autres”, comme le dirait l’autre.
    Le bonheur n’a pas de définition universelle. Puisque nos vies sont
    incomparables, chacun crée son petit coin de paradis à sa manière et parfois dans des situations simplement impossibles à vivre. Ce dessin est la métaphore d’une triste réalité que vivent beaucoup d’enfants aux quatre coins du monde. Ces êtres innocents qui sont contraints de faire avec une vie qu’ils n’ont pas
    choisi, incapables de séparer le mal du bien, l’injuste du juste.

    Je parle spécialement de ces enfants vivants dans la précarité, obligés de
    normaliser une situation invivable simplement parce qu’ils n’ont connu rien
    d’autre. C’est vrai qu’il est difficile de rêver du paradis alors qu’on en a
    aucun aperçu et que ce

    dernier a l’air inatteignable. Cependant, peu importe la situation qu’on
    traverse, on finit par y trouver sa part de bonheur, bien entendu parce qu’on
    n’a pas d’autres choix.

    Cette œuvre est une pensée à ces enfants qui ont vécu le pire et qui en ont
    fait leur réalité quotidienne. Ces enfants du Kivu ou d’ailleurs qui ont grandi
    dans les douilles et qui en ont fait des chainettes, des bijoux ou des jouets.


    Dessin
    Hyperréalisme
    Crayon sur papier
    150 cm – 100 cm
    2018